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Les mesures pour tétraonidés et la biodiversité forestière

© Jean-Lou Zimmermann

Les mesures mises en place par SORBUS avec les forestiers du canton de Neuchâtel consistent principalement à créer ou entretenir des clairières en forêts.
Après une préparation sur le terrain pour confirmer ou non la présence des espèces cibles et planifier nos propositions, nous accompagnons les forestiers lors des martelages afin de leurs soumettre nos idées. Le martelage est l’acte pendant lequel les forestiers choisissent quels arbres seront abattus dans une division forestière.

© Jean-Lou Zimmermann

Ces mesures améliorent l’hétérogénéité de la structure forestière et favorisent la biodiversité en général. En effet, la gélinotte, sédentaire, a besoin d’une grande variété d’arbres et arbustes afin de pouvoir se nourrir tout au long de l’année: des chatons de saule ou bourgeons de feuillus (noisetiers, chèvrefeuilles, aubépines…)  au printemps, aux fruits de sorbiers ou d’alisiers en fin d’année. La femelle mange également des herbages particuliers lors de la ponte. Les jeunes se nourrissent d’insectes, eux-même favorisés par la diversité de fleurs dans ces clairières. En plus, de cette quantité de nourriture qui profite à d’autres espèces, les éléments de structures tels que les résineux à branches basses, qu’elle apprécie pour se cacher, sont aussi utilisés par d’autres espèces, comme le lièvre.

 

© Jean-Lou Zimmermann

En plus de ces mesures sur l’habitat, ces oiseaux ont besoin d’une grande tranquillité. Nicheurs au sol, leur reproduction sera vite compromise par le dérangement d’un chien en liberté un peu trop curieux ou d’un sportif aimant sortir des chemins balisés. En hiver, ces oiseaux doivent absolument économiser leur énergie pour supporter le peu de nourriture et la température. Lorsque bien à l’abri dans un igloo, l’oiseau doit s’envoler à l’approche d’un danger, il gaspille cette énergie vitale. C’est sur ce point que chacun peut être acteur de la conservation de ces espèces si emblématiques de nos montagnes. Tenir en laisse son compagnon (à quatre pattes), rester sur les chemins balisés ou encore prendre connaissance des périodes et zones de tranquillité (elles sont signalées sur place) sont autant de manière d’aider ces espèces sensibles. Merci!